29 mars 2009

Ouverture de porte

Quelques jours après l’accident au cours duquel un pompier de Belley (Ain) perdait la vie, abattu d’un coup de fusil tiré par un octogénaire croyant à un cambriolage, tirons les enseignements de ce drame afin d’éviter qu’il ne se reproduise.

Partis pour "personne ne répondant pas aux appels" suite au déclenchement d’une téléalarme, pompiers et gendarmes se rendent à l’adresse indiquée par la société de surveillance. La personne ne répondant pas, les pompiers pénètrent dans l’habitation et c’est en ouvrant la porte de la chambre que notre malheureux collègue sera touché par une décharge de fusil de chasse tirée par un vieil homme atteint de surdité qui croyait à un cambriolage.
Un accident similaire était déjà survenu le 15 octobre 1984 à Avon (Seine et Marne) lorsque le caporal chef Jean Claude BONNEAU du CIS Fontainebleau, fût abattu par un forcené qui tira avec un fusil de chasse au travers de la porte d’entrée de son appartement. La police était sur les lieux à l’arrivée des pompiers mais il n'y a pas eu de communication interservices. Le forcené sera abattu par le GIGN le lendemain matin après avoir blessé 4 autres policiers.

RETEX
  • Ne jamais stationner devant les portes et autres ouvrants lorsque l’on frappe chez quelqu’un (se mettre de profil par rapport à la porte),
  • Dans le cadre d’opérations pour "personne ne répondant pas aux appels", toujours faire un maximum de bruit pour attirer l’attention (appeler, crier, taper sur les cloisons, portes, etc..),
  • Toujours s’identifier clairement et fort (ce sont les pompiers !) surtout lorsque l’on obtient les clés par un voisin ou concierge ce qui peut encore plus surprendre les occupants éventuels par l’absence de bruits d’effraction,
  • Toujours prendre le maximum de renseignements auprès des appelants, du voisinage, afin d’identifier au mieux la situation (caractéristique des personnes concernées : jeunes, âgées, malvoyantes, malentendantes, agressives, chasseur, etc…),
  • Toujours se rappeler qu'il n’y a pas d’intervention banale,
  • Toujours être vigilant, sur ses gardes et s’attendre au pire, à l’inattendu.

Nous dédions ce post à la mémoire de nos collègues Eric Virot et Jean-Claude BONNEAU, victimes du devoir disparus dans l’exercice de leur noble mission.

Qu’ils reposent en paix.

1 commentaire:

Robert a dit…

Qui n'a pas une anecdote à raconter sur une ouverture de porte,qui ne s'est jamais fait peur!
Attention à la banalité,enseignons la prudence!
Mémoire à notre collègue


Robert