29 mars 2009

BACKDRAFT ?

CAMDEN : New Jersey (USA)

Samedi 07 mars dernier, le Camden Fire Department est engagé pour feu de bâtiment.
A leur arrivée, les pompiers (engine 11) sont confrontés à un feu développé interressant apparemment une pièce située au rez de chaussée d'un bâtiment à usage d'habitation mitoyen en construction briques (brownstone) typique de certaines banlieues américaines.


Le feu interesse une pièce située au rez de chaussée dont les ouvrants donnent en faces A et D. On ne voit pas ce qui se passe à l'étage au dessus du volume concerné par l'incendie. Le feu est pleinement développé, il sort sur la totalité des surfaces des ouvrants et "respire" par la porte d'entrée restée ouverte.


On note la différence de couleur des fumées émanant des deux fenêtres (couleur noire = produits de combustion des matériaux riches contenus dans le volume) et de celles plus claires sortant par la porte d'entrée (fumées plus diluées dans l'air et contenant vraisemblablement des gaz de pyrolyse).


Les pompiers s'équipent dans le calme, ce genre de feu est courant dans cette banlieue pauvre du New Jersey. Observez les fenêtres aux différents niveaux.

Le vent tourne légèrement, la situation est fumigène.


Une ligne d'attaque de gros diamètre (équivalent de nos tuyaux de 70 mm) est mise en place au moyen de tuyaux pliés en écheveaux.

Le porte-lance est en train de capeler, son collègue met en place la ligne d'attaque tandis que le batallion chief (chef de groupe) surveille l'évolution du feu sans avoir pris soin de revêtir sa tenue de feu.

Le porte-lance s'engage dans le bâtiment, remarquez les fumées qui s'épaississent et sortent sur une épaisseur correspondant au tiers supérieur du couloir. Observez les fenêtres noircies au rez de chausée à gauche de la porte d'entrée.

Le feu est développé, les fumées épaisses sortent sous pression et ont envahi la partie supérieure du bâtiment (observez au niveau des fenêtres à l'étage).

Les vitres de la fenêtre sont totalement noircies.


Le binôme s'engage en position accroupie, les fumées s'échappant par la porte semblent moins épaisses. Le chef de groupe est toujours à l'extérieur dans l'axe des ouvrants (porte d'entrée, fenêtres).

L'équipe d'attaque progresse dans le couloir, la combustion est toujours intense, les fumées qui s'échappent par la porte s'épaississent de nouveau (cycle de pulsation).

Le phénomène se produit, on constate la surpression ainsi générée par l'intensification des flammes très jaunes (apport de comburant) qui sortent des fenêtres tant au rez de chaussée qu'à l'étage, un épais nuage de fumées se dégage sous pression par la porte d'entrée.


On peut constater au sol à l'arrière du pumper (soit à une quinzaine de mètres du bâtiment) les projections de matériaux et huisseries suite au déclenchement du backdraft. Les pompiers engagés dans le couloir s'en tirent avec une grosse frayeur, bien protégés par leur tenue de feu.
Le battalion chief resté à l'extérieur dans l'axe des ouvrants a été blessé par les projections de verre et de matériaux. Hospitalisé, ses jours ne sont pas en danger.


RETEX
  • Faire une lecture précise du bâtiment, du feu et des fumées en utilisant le mnémotechnique (F.F.C.O.S = Flammes, Fumées, Chaleur, Ouvertures, Sons),
  • Il y a plusieurs pièces dans un bâtiment, ne pas se laisser "obnubiler" par une vision tunnel (les fenêtres d'où sortent les flammes),
  • Rechercher les signes (dans le cas présent, les vitres noircies doivent interpeller) annonciateurs des phénomènes thermiques,
  • Penser à contrôler les ouvrants permettant l'apport de comburant,
  • Ne pas négliger les risques de propagation horizontale essentiellement intérieure en la circonstance,
  • Etablir un zonage du sinistre avec notamment une zone d'exclusion dans le périmètre immédiat du bâtiment,
  • Tous les intervenants, quelle que soit leur position hiérarchique, doivent revêtir leur tenue de feu complète (surpantalon, cagoule et gants compris),
  • Ne pas stationner devant les ouvrants (cônes d'expansion potentiels).

Restons humbles, il n'y a pas de petits feux, pas de feux de m...e, ils sont tous toujours potentiellement dangereux.

Photos reproduites avec l'aimable autorisation de Steve SKIPTON, http://www.phillyfirenews.com/

Remerciements à Billy Goldfeder de http://www.firefighterclosecalls.com/

Ouverture de porte

Quelques jours après l’accident au cours duquel un pompier de Belley (Ain) perdait la vie, abattu d’un coup de fusil tiré par un octogénaire croyant à un cambriolage, tirons les enseignements de ce drame afin d’éviter qu’il ne se reproduise.

Partis pour "personne ne répondant pas aux appels" suite au déclenchement d’une téléalarme, pompiers et gendarmes se rendent à l’adresse indiquée par la société de surveillance. La personne ne répondant pas, les pompiers pénètrent dans l’habitation et c’est en ouvrant la porte de la chambre que notre malheureux collègue sera touché par une décharge de fusil de chasse tirée par un vieil homme atteint de surdité qui croyait à un cambriolage.
Un accident similaire était déjà survenu le 15 octobre 1984 à Avon (Seine et Marne) lorsque le caporal chef Jean Claude BONNEAU du CIS Fontainebleau, fût abattu par un forcené qui tira avec un fusil de chasse au travers de la porte d’entrée de son appartement. La police était sur les lieux à l’arrivée des pompiers mais il n'y a pas eu de communication interservices. Le forcené sera abattu par le GIGN le lendemain matin après avoir blessé 4 autres policiers.

RETEX
  • Ne jamais stationner devant les portes et autres ouvrants lorsque l’on frappe chez quelqu’un (se mettre de profil par rapport à la porte),
  • Dans le cadre d’opérations pour "personne ne répondant pas aux appels", toujours faire un maximum de bruit pour attirer l’attention (appeler, crier, taper sur les cloisons, portes, etc..),
  • Toujours s’identifier clairement et fort (ce sont les pompiers !) surtout lorsque l’on obtient les clés par un voisin ou concierge ce qui peut encore plus surprendre les occupants éventuels par l’absence de bruits d’effraction,
  • Toujours prendre le maximum de renseignements auprès des appelants, du voisinage, afin d’identifier au mieux la situation (caractéristique des personnes concernées : jeunes, âgées, malvoyantes, malentendantes, agressives, chasseur, etc…),
  • Toujours se rappeler qu'il n’y a pas d’intervention banale,
  • Toujours être vigilant, sur ses gardes et s’attendre au pire, à l’inattendu.

Nous dédions ce post à la mémoire de nos collègues Eric Virot et Jean-Claude BONNEAU, victimes du devoir disparus dans l’exercice de leur noble mission.

Qu’ils reposent en paix.

26 mars 2009

Vent, Enter, Search...

"Ventiler, entrer, rechercher" est une technique offensive de recherche et/ou de sauvetage fréquemment employée par les pompiers d'Amérique du nord, et plus particulièrement par ceux affectés sur les "compagnies d'échelles aériennes" dont il s'agit d'une des missions premières au même titre que le forcement d'accès, les reconnaissances ou la ventilation opérationnelle.

Ce savoir faire a été inventé puis développé par le FDNY depuis les années 70 afin de réduire le nombre de victimes lors de feux de bâtiments, dont les deux tiers périssent encore aussi bien dans les habitations individuelles que collectives.
(NB la problématique est identique en Europe).

En quoi consiste t elle ?
La technique VES a pour but de permettre une pénétration rapide depuis l'extérieur d'un bâtiment dans un local de petite dimension, généralement une chambre, afin de procéder à une recherche d'éventuelles victimes. Celle-ci s'effectue après avoir contrôlé l'apport de comburant en procédant à la fermeture de la porte desservant la pièce concernée afin de retarder le développement du feu.

Opter pour cette technique permettrait d'optimiser, dans certains cas, la réalisation de notre mission première, à savoir le sauvetage de vie(s) humaine(s). L'apport concret repose sur l'utilisation de certains équipements spécifiques liée à une formation à la hauteur de l'enjeu :


- Equipements : Tenue de feu textile, outil de forcement type barre Halligan, Emetteur-récepteur portatif individuel, caméra thermique, dispositifs de sauvetages, échelles à main, etc...

- Formation : Maniement des échelles à mains, forcement d'accès, recherche et dégagement de victimes non visibles sous ARI, lecture du feu, techniques de survie etc...

QUAND ?

En cas de notion de victimes (message radio en cours de transit, informations émanant des témoins, éléments recueillis lors de la reconnaissance (lumière allumée, feu en période nocturne, voiture garée dans l'allée, etc..) confirmant la présence probable de victimes,

Où ?

Selon la lecture du feu combinée à la lecture du bâtiment, les volumes "cibles" d'après témoignages ou susceptibles de comporter des victimes vont être repérés lors du "tour du feu"


La majorité des feux mortels survenant la nuit, les chambres sont une cible prioritaire de recherche. (Particulièrement en France vu le très faible taux d'équipement en Daaf et l'absence de culture du risque incendie !).

Plus généralement, les volumes adjacents au feu ou situés au(x) niveau(x) situés au dessus du feu constituent aussi des "pièges" du fait de la propagation des fumées dans lesquels on découvre souvent des victimes intoxiquées voire inconscientes.

A contrario, une pièce présentant les signes d'alarmes de l'EGE ou un feu développé sont incompatibles avec la survie.

En cas de feu développé au RDC ou de propagation par l'escalier, les chambres sont inaccessibles par les communications existantes.

Donc,
depuis l'extérieur, au moyen d'échelles à main ou aérienne, un binôme accède à la fenêtre.




COMMENT ?

Exemple par le RETEX ci-dessous.

Après reconnaissance et prise en compte du témoin, la chambre d'une victime piégée est "ciblée" face B. Le feu développé en face A dans une pièce située au premier étage empêche l'accès à celle-ci par l'intérieure. Une échelle à coulisse est dressée pour accéder à la fenêtre.

Celle-ci est encore intacte mais noircie par les fumées, signe de non confinement par rapport au feu. Sans quoi, si la porte de la chambre était fermée, seule une fumée grise et légère issue de ses interstices serait visible de l'extérieur.



Après avoir évalué le risque d'auto inflammation des fumées, un pompier ventile la fenêtre, teste la solidité du sol (plancher bois) au moyen de la hache ou de la barre Halligan.

















Puis, il
entre rapidement dans le volume. Seul ou à deux (l'équipier restant en principe sur l'échelle à la fenêtre pour maintenir un contact visuel ou auditif, en liaison radio).


Avant tout, il localise la porte de la chambre afin de la fermer pour se confiner du feu, puis pour bénéficier de la ventilation naturelle des fumées par la fenêtre afin d'améliorer la visibilité, réduire la chaleur et la toxicité dans ce "refuge" d'où il va pouvoir ensuite extraire la victime (LSPCC, dégagement par l'échelle).




Vu la densité, la vélocité et la couleur des fumées (voir prochaine photo) qui indiquent un feu en phase de croissance vers ce volume, fermer cette porte est impératif pour éviter que le tirage crée entre le feu et ce sortant n'accélère le développement du sinistre, notamment vers cette pièce !

Nota :


- La porte est souvent construite dans l'axe de la fenêtre, ce qui aide à la localiser,

- Avant de refermer la porte de la chambre donnant sur le couloir, le sauveteur y contrôle l'absence de victime visible juste derrière celle-ci ainsi que la phase de développement du feu,

- Ici, vu la lecture du feu, une lance en appui est hissée à l'étage, ce n'est pas toujours le cas, surtout quand le premier engin se présentant est une échelle aérienne,

- Dans le cas présent, les montants de l'échelle dépassent de l'encadrement de la fenêtre, contrairement à la technique originale (voir plus bas).


La recherche de victime est alors menée rapidement (aidée le cas échéant par la vision de la caméra thermique) en se guidant le long du mur, en sondant avec la main, avec le manche de la hache ou de la barre Halligan : le sol, le lit dessus/dessous, les placards, baignoire/douche etc...

Une fois localisée puis dégagée jusqu'à l'ouvrant, la victime est extraite via l'échelle.


POURQUOI ?

"Risquer un maximum, mais de façon contrôlée, pour sauver un maximum" est une doctrine opérationnelle nord américaine qui prend ici toute sa valeur.


Nota :

- Des parcours reproduisant des chambres meublées sont conçus pour l'entrainement des pompiers sous ARI et sans visibilité afin de se préparer au mieux à ces missions,

- En cas d'absence de victime, le pompier se replie via l'échelle et d'autres volumes sont éventuellement reconnus par la même technique.


Bonus :


Pourquoi les montants de l'échelle sont-ils en principe positionnés à fleur de l'encadrement de la fenêtre, à contrario de la photo illustrant le cas précédent ?


Afin de faciliter l'évacuation rapide du sauveteur (Technique du "Bailout" consistant à "plonger" tête la première sur l'échelle à coulisse) en cas de Développement Rapide du Feu ou de risque d'effondrement.


Restons humbles...

sources :
www.firefighterclosecalls.com
www.tacticalventilation.com
www.firetactics.com
www.vententersearch.com

25 mars 2009

Déblai et fumées blanches = Méfiance

Les Fumées brûlent !

Source : Sdis 38

Afin de bien appréhender les dangers encourus en phase de déblai, voici une vidéo tournée en phase d'extinction finale/déblai dans un caisson double niveau situé sur le superbe plateau technique "Feu" de nos confrères du SDIS 38.

A l'issue de l'exercice, le feu est considéré comme éteint et seuls subsistent quelques foyers résiduels. La porte arrière du simulateur et l'exutoire sont ouverts pour favoriser le désenfumage, on note d'ailleurs le tirage qui favorise l'évacuation de la chaleur, des fumées et de la vapeur d'eau.

Mais ce tirage, à l'instar de celui d'une cheminée, alimente aussi en air les foyers résiduels qui produisent des gaz de pyrolyse puis se réactivent dans la zone feu avec l'apparition de flammes bien jaunes en partie basse. Celles-ci font monter la température, les gaz s'accumulant juste au dessus au plafond, malgré l'exutoire. De plus, la structure acier encore chaude suite au brûlage rayonne en retour vers le volume.

En atteignant leur température d'auto inflammation (TAI), les fumées riches en CO, en gaz de pyrolyse s'enflamment spontanément sans contact avec une source d'énergie, tout d'abord en partie haute là où il fait le plus chaud du fait de la convection.
Le mélange est riche, comme en témoigne la couleur orangée des flammes, malgré l'apport d'air conséquent. L'exutoire joue alors son rôle "sécuritaire" en laissant s'échapper les flammes.

RETEX

Imaginons sur intervention un binôme sans ARI ni lance en plein déblai au même endroit, avec encore du combustible autour d'eux ... un scénario trop probable pour un drame évitable.

Restons prudents dans ces phases où la fatigue suivant l'attaque affecte notre vigilance, favorise la complaisance envers les foyers couvants et ses "fumées blanches".Ces dernières sont dangereuses car en dehors de la vapeur d'eau consécutivee à l'extinction, on y trouve aussi des gaz de pyrolyse inflammables !

Insistons sur les phases de noyage des foyers résiduels afin de stopper la pyrolyse des matériaux combustibles (meubles en aggloméré, matelas mousse, etc...) qui doit être réalisé au moyen de "grosses gouttes" (noyage + limitation de la quantité de vapeur produite):

  • à distance au moyen de jet droit faible débit,
  • ou au contact avec la lance en position purge à faible débit.

Ces deux méthodes permettent de réaliser des grosses gouttes sans choc mécanique afin d'éviter la dispersion d'escarbilles (sources d'énergie) qui risqueraient de venir au contact de ces fumées pré mélangées à l'air... et qui se situent éventuellement entre LII et LSI

!

Attaquons les fumées qui se stratifient car elles sont tout sauf inertes, la preuve !

Comment ?

  • en JDA en adaptant la règle des 5 D (Diffusion, Débit, Durée, Direction, Distance) avec la lance pour être efficace, c'est à dire inerter les fumées en évitant de heurter les parois afin de limiter la création massive de vapeur d'eau, dans un caisson acier comme sur des parois en béton ou placoplâtre,
  • En alternant avec des phases de désenfumage hydraulique au moyen de la lance ou en utilisant un ventilateur afin d'abaisser l'ambiance thermique, de retirer du volume la vapeur d'eau et les fumées toujours très toxiques, même en phase de déblai.

Au final, rappelons nous que :

"La fumée brûle" ...et que "Qui contrôle l'air contrôle le feu .... "

24 mars 2009

INFOS - CONTACTS - MAILING LIST


Bonjour,

Vous êtes de plus en plus nombreux à visiter le site FIRETEX et nous en sommes ravis.

Aussi, si vous souhaitez réagir aux posts, n'hésitez pas à nous faire part de vos réactions en cliquant sur le mot "Commentaires" situé en bas à droite de chaque message.

Cependant, nous avons commencé à être "victimes" de SPAM, aussi pour pallier ce problème, nous avons paramétré le blog de telle sorte que seuls les lecteurs "inscrits" (voir la procédure d'inscription en cliquant sur "commentaires") puissent laisser des commentaires.

Merci de votre compréhension et de continuer à poster des commentaires qui sont toujours riches et encouragent le "staff rédactionnel" à continuer.

Vous pouvez aussi nous contacter par mail ou nous transmettre des propositions de RETours d'EXpériences en nous écrivant à l'adresse suivante : FIRETEX911@Gmail.com

Toutes les informations relatives à des accidents survenus en opération sont les bienvenues non pas pour faire de la "mauvaise presse" ou du "voyeurisme mal placé" mais bien pour échanger et apprendre, pour prendre conscience des risques nombreux et multiples auxquels nous sommes confrontés et aussi des moyens de s'en prémunir.

Ces informations peuvent être rendues "anonymes" (dates, lieux, service et/ou personnes concernées) pour éviter tout problème ou "jugement". Ce n'est pas là le propos, bien au contraire. Il s'agit de comprendre, de tirer les enseignements et d'apprendre des erreurs, accidents et incidents survenus.

Si vous souhaitez être ajouté à la mailing list et ainsi être averti par mail des mises à jour du site, indiquez nous votre adresse mail à FIRETEX911@Gmail.com.

A ce sujet, nous avons pris bonne note de la remarque d'un lecteur concernant l'apparition des adresses mail avec chaque message collectif émanant de la mailing list "Firetex911", aussi à l'avenir les mails seront ils rendus "anonymes" afin de protéger nos lecteurs.

Nous prions ceux d'entre vous qui auraient eu à souffrir de ces désagréments bien involontaires de notre part de bien vouloir accepter nos excuses.

N'hésitez pas à faire connaitre l'adresse du site à votre "entourage pompier", plus nous serons nombreux à échanger, plus nous progresserons.

Merci d'avance de votre collaboration et de votre participation active.

FIRETEX

22 mars 2009

DAAF : Mauvaise nouvelle !

DAAF obligatoires : mauvaise nouvelle !



Détecteurs de fumée dans les logements : mesure reportée

Le Conseil constitutionnel a invalidé six articles de la loi sur le logement votée le mois dernier. Parmi ceux-ci figure l'article relatif à l'obligation de disposer de détecteurs de fumée dans les logements qui est qualifié de "cavalier législatif", autrement dit dépourvu de tout lien avec le contenu de cette loi.

Au même moment, un fidèle lecteur du site nous transmet l'information suivante :

Un incendie domestique cause la mort de trois personnes.

Tandis que le père de famille somnole au salon, le téléviseur prend feu. Lorsqu'il se réveille, il voit des flammes partout, il réveille son épouse qui immédiatement monte à l'étage chercher ses enfants.

Vaincue par les fumées, elle succombe n'ayant pas eu la force de sauver leurs deux enfants dont les chambres sont à peine détruites...

Un DAAF aurait sauvé tout le monde en avertissant les occupants dès le début de l'incendie.

Combien de morts faudra t il encore ?

20 mars 2009

Hommage au pompier de Belley

Obsèques du sergent Eric VIROT
C'est aujourd'hui vendredi 20 mars que seront rendus les hommages funèbres au sergent Eric VIROT du CIS Belley à l'Etat-Major du sdis de l'Ain à Bourg en Bresse en présence de madame ALLIOT-MARIE, ministre de l'Intérieur.

Agé de 32 ans, notre camarade a été tué mercredi 18 mars d'une décharge de fusil de chasse lors d'une intervention pour personne en répondant pas aux appels.

Ses obsèques seront célébrées samedi 21 mars à Cras sur Reyssouze.

Nous adressons nos plus sincères condoléances à sa famille et à ses collègues du CS de Belley et du GRIMP 01.

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Accident de canyoning à Cerdon
Il y a tout juste une semaine, le vendredi 13 mars, trois autres sapeurs-pompiers de l'Ain, tous membres du GRIMP, décédaient lors d'un accident de canyoning.

Lieutenant-colonel Christophe DUCHAZEAUBENEIX

Infirmier-Chef Cédric PONSARD

Sergent Thierry VANDERME

Qu'ils reposent en paix.
Source : www.sdis01.fr

19 mars 2009

AIN : Nouveau drame chez les pompiers.

Un pompier mortellement blessé par une décharge de fusil de chasse

Un pompier professionnel du centre de secours de Belley (Ain) âgé de 32 ans a été tué d'un coup de fusil dans la nuit de mardi à mercredi. Les secours avaient été demandés par une société de télésurveillance suite au déclenchement d'une alarme. Arrivés sur place, les pompiers n'obtenant pas de réponse de la personne décidèrent de pénétrer dans l'habitation.

L'occupant, un homme agé de 87 ans souffrant de sérieux troubles auditifs a cru à une tentative de cambriolage et a tiré atteignant mortellement notre camarade d'une décharge de fusil de chasse.

La victime, marié et bientôt père de famille, était affecté au CS de Belley et appartenait au Groupe de reconnaissance et d'intervention en milieu périlleux (GRIMP) de Bourg-en-Bresse, qui portait déjà le deuil de trois pompiers décédés, le week-end dernier, lors d'un accident de canyoning à Cerdon.

Devant ce nouveau drame, nous adressons nos plus sincères condoléances à la famille de notre collègue et assurons nos camarades du Sdis 01 de notre profond soutien.

14 mars 2009

3 pompiers décèdent dans l'Ain


Ain : Trois pompiers meurent dans un accident de canyoning


Trois sapeurs-pompiers sont morts vendredi soir dans un accident de canyoning dans la cascade de la Fouge à Cerdon (Ain).
Les deux premières victimes, un officier professionel et un infirmier volontaire agés respectivement de 30 et 40 ans, étaient membres du GRIMP 01 et se sont apparemment noyés lors d'une séance de canyoning.
Le troisième pompier, un volontaire âgé de 46 ans, est mort en faisant une chute d'une trentaine de mètres, alors qu'il participait aux recherches des deux autres victimes.

Une cinquantaine de pompiers assistés par des collègues de GRIMP des départements voisins ont participés aux opérations de récupération des corps de nos malheureux collègues dans cette cascade très difficile d'accès.

Nos trois camarades laissent trois veuves et sept orphelins derrière eux.
Nous leur adressons, ainsi qu'à tous nos collègues du sdis 01 nos plus sincères condoléances.

9 mars 2009

La Fumée Brûle...


Un titre évocateur pour un ouvrage de référence, que l'on doit à John Taylor, pompier (er) de Manchester et spécialiste de l'incendie depuis les années 90. On le vit notamment dans le programme TV "Equinox" en 1995, qui bouscula alors bien des acquis sur nos "connaissances" quant au feu.

Après de nombreux séjours en Suède, son engagement fût sans faille à travers des conférences et des stages pour informer et former ses collègues britanniques comme étrangers sur la problématique des phénomènes thermiques, avec comme aboutissement depuis peu son site www.smokeburns.com, où l'on peut commander ce livre.

Huit chapitres suffisent à peine à ce pionnier passionné pour nous faire partager son savoir et ses années de bottes, dans un style mêlant humour et technique. Le système feu, les risques qu'il engendre lors des feux de structure, les tactiques d'engagement et de progression, les techniques de lance, etc... y sont analysés de façon pragmatique et restent accessibles à travers de nombreux schémas, malgré la langue de Skakespeare !

Le contrôle de l'air et le caractère inflammable des fumées sont d'ailleurs deux points clés de sa philosophie opérationnelle...à méditer !

A savourer sans modération...bonne lecture.

8 mars 2009

Pompiers intoxiqués

Lannion : quatre pompiers hospitalisés suite à un incendie
Photo : Ouest-France
Suite à un incendie survenu au centre ville, quatre pompiers lannionais ont été hospitalisés pour y subir des examens après avoir été pris de maux de tête.
Ils pourraient avoir été victimes d’intoxication au monoxyde de carbone ou au cyanure lors de l’intervention alors qu’ils procédaient aux opérations de déblaiement. Les matières synthétiques continuant de se consumer peuvent être à l’origine de ces dégagements de cyanure.
Nous souhaitons un prompt rétablissement à nos quatre collègues.
RETEX
A l'issue des phases d'extinction et au moment du déblai, une fois les fumées dissipées, il est courant de négliger le risque toxique.
Il convient de le prendre en compte et, si nécessaire, de travailler sous protection respiratoire car, bien qu'invisible, le risque est présent.
Déblai = ARI pour tous les intervenants.
Il existe également la possibilité de travailler sous le flux d'air de ventilateurs, cependant, en ce qui concerne les appareils à moteurs thermiques, il faudra prendre en compte la présence des gaz d'échappement dans la veine d'air ainsi générée ( il est fréquent de constater des taux de CO de l'ordre de 80 ppm).
Restons humbles

1 mars 2009

DAAF : 3 vies sauvées

Feu d'appartement à Liège (Belgique)


Samedi 28 février vers 04 h 00 du matin, le détecteur de fumées installé dans l'appartement d'une famille résidant au dernier niveau d'un bâtiment à usage d'habitation assez vétuste se déclenche.

Réveillés par la sonnerie, la maman et ses deux enfants constatent que de la fumée a envahi l'appartement et que le couloir est en feu.


Les pompiers de la caserne principale de Liège sont très rapidement sur place avec d'importants moyens (2 pompes, 1 échelle aérienne, 1 véhicule ventilation, 1 ambulance, 1 SMUR, 1 véhicule de commandement). A leur arrivée, ils procèdent au sauvetage des 3 membres de la famille, attaquent le feu conjointement à la mise en oeuvre d'une technique de ventilation opérationnelle.


RETEX

La présence de DAAF a permis :
  • une détection précoce,
  • une alerte rapide du service d'incendie,
  • de préserver 3 vies humaines.

L'engagement d'un train de départ adapté a permis :

  • de réaliser les 3 sauvetages immédiatement et simultanément,
  • de réaliser une attaque combinée à la mise en oeuvre d'une technique de ventilation opérationnelle,
  • de prendre en charge les victimes immédiatement,
  • de disposer d'effectifs permettant la prise en compte de la sécurité des sauveteurs.

Félicitations au peloton 2/II des pompiers de Liège pour la réussite de cette opération.